Espérance 27 le mag

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Culture


Les femmes noires dans l'histoire

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Silyane Larcher est est philosophe et politiste. Docteure en études politique à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, et chargée de recherche au CNRS, elle est spécialiste en études coloniales et postcoloniales. Elle était à Evreux en mars pour présenter le dernier livre auquel elle a collaboré : "Black French Women and the Struggle for Equality, 1848-2016"*, paru récemment. L’occasion églament pour Silyane Larcher d’évoquer son sujet d’étude actuel, l’afroféminisme.

 

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Au cours de sa conférence, Silvyane Larcher a offert de nouvelles perspectives pour penser l’histoire de la France continentale et celle des anciens territoires coloniaux.

 

Le droit de vote des Sénégalaises, une histoire mouvementée

Les oubliées

    Gerty Archimède, avocate et députée

    Eugénie Éboué-Tell, femme politique

     Paulette et Jeanne Nardal, intellectuelles

L'afroféminisme

 

Silyane Larcher a tout d’abord présenté « Black French Women and the Struggle for Equality », le fruit d’un travail collectif pluridisciplinaire. Recueil de portraits de femmes noires françaises, ce livre navigue entre trajectoires individuelles et collectives. Ce qui est mis en lumière, c’est la façon dont des normes de nationalité et de citoyenneté affectent des femmes noires. En parallèle, se dessinent les influencent que les colonisés ont eu dans l’histoire de la France territoriale et dont il reste des traces aujourd’hui.

 

Ecoutez Silyane Larcher (Les savantes, France Inter, samedi 21 juillet 2018 par Lauren Bastide, 55 minutes)

 

« Ce travail permet de glisser d’un regard ethnocentré et androcentré vers une prise en compte des suggestivités féminines noires » explique Syliane Larcher. En filigrane, se pose alors la question de savoir ce que les pratiques artistiques, politiques… des femmes noires peuvent nous apprendre en terme d’émancipation.
« Le livre s’intéresse à la période 1848-2016. L’année 1848 correspond à la fin de l’esclavage, s’en suit une période qui a été peu étudiée. Autour des années 2016, on voit apparaître, principalement en France, L’afroféminisme, le plus souvent porté par des femmes noires issues de l’immigration » résume la jeune femme.

En feuilletant les pages de cet ouvrage, on (re)découvre des intellectuelles oubliées, des pans de l’histoire méconnus.

 

Le droit de vote des Sénégalaises, une histoire mouvementée

Ainsi, l’histoire du droit de vote des femmes au Sénégal. Colonie française jusqu’en 1960, le Sénégal comprenait ce que l’on appelait « Les quatre communes » (Dakar, Gorée, Rufisque et Saint-Louis). Ces villes sont les premières érigées en communes de plein exercice entre 1872 et 1887 par décret (d’autres suivront). Les « quatre communes » connaissent des particularités. Ainsi, Dès 1916, les nationaux français de statut local des « Quatre communes » obtiennent une pleine citoyenneté française**. Ce droit sera étendu à toutes les colonies françaises en 1946 seulement.

 

Alors que les femmes françaises obtiennent le droit de vote en avril 1944, un décret exclut les femmes sénégalaises  y compris dans « les quatre communes » où ce droit aurait logiquement dû s’appliquer (bien-sur, les femmes originaire de la France continentale installées au Sénégal ont le droit de voter). Les hommes, de leur côté, votent depuis 1848.


Les Sénégalaises revendiquent le droit de voter, d’autant plus que nombre de colonies françaises voient ce droit accordé aux femmes autochtones (en novembre 1944 : Martinique, Guadeloupe, Réunion ; en février 1945 : Guyane et de Madagascar). Et nombres de Sénégélaises sont impliquée de longue date dans la vie politique.
A force de mobilisation, les femmes sénégalaises arracheront finalement le droit de vote en 1945.

 

Pour Silyane Lacher «  L’histoire coloniale française a eu des effets au Sénégal. Cette histoire compliquée a rejailli sur l’implication des femmes Sénégalaises dans la sphère politique. Marie-Angélique Savané en est une illustration ». Cette militante politique et féministe est née en 1947 à Dakar. Son séjour en France continentale durant mai 68 lui donnera les clés pour comprendre le féminisme. Elle s’engage ensuite politiquement au Sénégal et oeuvre pour défendre les droits des femmes sénégalaises.

 

Les oubliées

Gerty Archimède, avocate et députée

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Silyane Larcher a également évoqué quelques grandes figures oubliées. Gerty Archimède est née en 1909 à Morne-à-l'Eau (Guadeloupe), décédée à Basse-Terre (Guadeloupe) en 1980. Elle fut la première femme inscrite au barreau de la Guadeloupe en 1939. Durant sa carrière politique, elle sera élue conseillère générale en 1945, puis sera l’une des deux premières députées de la Guadeloupe avec Eugénie Éboué-Tell.
elle crée en Guadeloupe une fédération de l'Union des femmes françaises (proche du partie communiste).
Cette féministe était anticolonialiste mais elle ne souhaitant pas la séparation de la Guadeloupe. Pour elle, l'égalité métropole/ Guadeloupe passait par la départementalisation.

 

Eugénie Éboué-Tell, femme politique

Eugénie Éboué-Tell, née en 1889 à Cayenne (Guyane) et décédée en 1972 à Pontoise (Val-d'Oise), est une femme politique française. Elle est successivement députée, conseillère de la République et sénatrice de Guadeloupe.

 

Paulette et Jeanne Nardal, intellectuelles

Silyane Larcher évoque encore de nombreuses femmes, telles Paulette (1896-1985) et sa soeur Jeanne Nardal (19? – 1993), martiniquaises.

 

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Paulette est une femme de lettres et journaliste. Militante de la cause noire avec sa sœur Jeanne Nardal, elle est une des inspiratrices du courant littéraire de la négritude et la première femme noire à étudier à la Sorbonne. Jeanne est une écrivaine, philosophe, enseignante, et essayiste politique française de la Martinique.


Le père de Paulette et Jeanne est le premier homme noir à obtenir une bourse pour entrer à l'École des arts et métiers. Il est aussi le premier ingénieur noir à travailler pour le ministère des travaux publics. L’arrière-grand mère des soeurs Nardal était esclave.


Le statut de leur père permettra à Paulette et Jeanne de faire des études qui les conduiront à Paris, à la Sorbonne dans les années 20. Elles y seront sont les première étudiantes noires martiniquaises. "Elles sont rapidement confrontées au cliché de la doudou noire », dans lequel elles ne se reconnaissent pas" souligne Silyane Larcher. Paulette prend alors conscience des discriminations que subissent les femmes selon leur couleur de peau, leur classe...


Les soeurs mettent en place des salons littéraires et des rencontres entre étudiantes et étudiants noirs pour échanger sur leurs expériences en métropole. il s’agit également de créer, plus largement, des liens intellectuels entre les noirs du monde entier, notamment au travers de "La Revue du monde noir". Autour d’elles, gravitent Césaire, Senghor, Damas…


Paulette aborde la question de l’émancipation des femmes et pose les prémices de la théorie de la Négritude***.

En février 1928, Jeanne est parmi les quelques femmes fondatrices de La Dépêche africaine, le journal bimensuel officiel du Comité de défense des intérêts de la race noire.
Jeanne y publie un essai intitulé « Pantins exotiques » qui aborde la fascination parisienne pour les femmes noires. Dans ses écrits, Jeanne décrit également des concepts  qui seront au centre des débuts du mouvement de la négritude.

 

L’héritage intellectuel de Jeanne et Paulette Nardal est immense, il a pourtant était méconnu pendant de longues années. « Nous n’étions que des femmes, nous avons montré le chemin aux hommes » ont un jour résumé Jeanne et Paulette qui eurent l’opportunité, à la différence de nombre de femmes noires, de fréquenter des cercles intellectuels.

 

L’afroféminisme

« La question des expériences féminines noires se posent toujours, notamment au travers de l’afroféminime » poursuit Silyane Larcher. « Depuis 2014-2015, sur la toile, des jeunes filles et des jeunes femmes noires françaises construisent une critique d’un féminisme qu’elles qualifient de « blanc » et qui, pour elles, occulte la présence féminine noire, explique Silyane. C’est la naissance de l’afroféminisme qui donne à penser qu’il est difficile d’articuler une identité féminine au quotidien. »

 

Une difficulté qui peut se traduire dans de nombreuses situations : impossibilité de trouver un fond de teint adapté à sa carnation dans les magasins de cosmétique, absence de fillettes ou de femmes noires dans la littérature jeunesse ou dans les oeuvres cinématographiques… Autant d’événements qui participent à créer un sentiment de marginalisation qui trouve ses racines dans l’histoire coloniale.

 

On trouve des prémices de l’afroféminisme notamment dans l’implication de nombreuses femmes maliennes immigrées en France dans le tissu associatif local. Ces femmes ne se définissent pas comme féministes en tant que telles mais elles oeuvrent à améliorer les conditions de vie et à défendre les droits de leurs consoeurs.

 

Les afroféministes sont nées en France, principalement dans les années 90, et sont issues de l'émigration. "Ces jeunes femmes ne veulent pas être définies par rapport aux origines de leurs parents mais comme des femmes françaises noires. Elles ne veulent plus entendre « tu viens d’où ? » en raison de la couleur de leur peau. On retrouve ce mouvement principalement en France mais également en Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Portugal… " complète Silyane Larcher (il existe également des asio-féministes d’ailleurs).


Ce mouvement ne doit pas être confondu avec le black feminism****, né aux Etats-Unis dans les années 60-70. Ce mouvement associe des problématiques liées au sexisme et au racisme aux Etats-Unis. Le Black feminism développe le concept d'intersectionnalité qui souligne l'existence d'enjeux spécifiques aux femmes noires (un constat déjà fait par Jeanne et Paulette Nardal).

 

Si Black feminism et afroféminisme se rejoigent sur de nombreux points, ces deux mouvements ne sont pas confrontés tout à fait aux mêmes problématiques. Les traces laissées par l’esclavagisme aux Etats-Unis et celles laissés par la colonisation européenne ne sont pas équivalentes.


Les afroféministes ne parlent pas d’une seule voix. Elles reprochent justement au féminisme français et à leurs porte-paroles, telle Michelle Perrot par exemple, la manière unique dont est pensé ce mouvement, faisant fi des origines multi-ethniques des femmes. Ce qui donne lieu à tant de débats autour des religions, du communautarisme… « Mais attention, tient à avertir Silyane Larcher en réponse à une question du public, il serait réducteur de considérer que les afroféministes véhiculent toutes des idées extrémistes ».

 

Pour se faire une idée, rien de mieux que de parcourir les nombreux blogs dédiés à l'afroféminisme qui offrent un autre regard sur la vie des femmes noires en France. 

 

Laetitia Brémont

 

 « Black French Women and the Struggle for Equality, 1848-2016 » publié en anglais, Lincoln, The University of Nebraska Press, « France Overseas : Studies in Empire & Decolonization » (dirigé avec Felix Germain, sous presse), 294 pages, 33 euros.

 

Les quatre communes
**  Les quatre communes comptent une population d’environ 26 000 individus en 1870. Le droit de vote ne concerne donc, jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, que 5 % des habitants du futur territoire du Sénégal. Avant 1916, les habitants des « Quatre communes » s’étaient déjà vu attribuer certains droits qui restaient limités. (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Quatre_communes)

 

Négritude 
***  Le terme « négritude » a été inventé par l'écrivain militant martiniquais Aimé Césaire. a avec le poète sénégalais Léopold Sédar Senghor et l'écrivain guyanais Léon Damas, ils sont ordinairement reconnus comme les trois pères de ce mouvement culturel. Les apports de Jeanne et Paulette Nardal commencent aujourd’hui à être reconnus.

 

Black feminism
****  le black feminism inclut, plus largement,  des femmes amérindiennes, orientales…

16/04/2019
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Acheter un livre, une façon de soutenir des entreprises locales

J'ai la conviction que de petits gestes peuvent faire une différence. Parmi ces gestes, consommer "local" est peut-être le plus important. On entend beaucoup cette injonction dans le domaine de l'alimentation. Il est tout aussi important dans bien d'autres domaines, y compris ceux des loisirs. Quelques idées pour acheter malin, original et solidaire autour du livre  !

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L'Instant Présent, une chouette maison d'édition 

Talents Hauts réédite des auteures oubliées !

Les 48 heures de la BD

Escape Quest, un magazine qui vous met au défi !

Pensez d'abord à votre librairie indépendante 

 

L'Instant Présent, une chouette maison d'édition à soutenir

Aujourd'hui, je relaie l'appel à soutien d'une maison d'édition française qui a une dizaine d'années. "L'Instant Présent" a débuté avec des bénévoles qui ont pu se rémunérer au fil du développement de l'entreprise. Aujourd'hui, cette maison d'édition est en situation de fragilité. Un changement dans l'adresse internet et une mauvaise indexation du précédent site ont fait chuter les ventes. D'autres facteurs sont venus s'ajouter à ce problème et ont fragilisé la trésorerie.

 

Alors, pour aider cette belle maison d'édition, je vous propose d'acheter un de ces livres dans les prochaines semaines en le commandant chez votre librairie indépendante, bien entendu ! Ainsi, vous soutenez deux entreprises en un seul geste !

 

Avant de vous parler des livres édités par L'instant Présent, je partage avec vous une vidéo qui explique parfaitement les difficultés à se faire une place quand on est une petite maison d'édition :

 

 

L'Intant Présent publie des livres autour de la parentalité, de l'apprentissage, de la naissance... avec un regard original qui offre de multiples pistes de réflexion sur notre société. Retrouvez son catalogue ici et son blog ici.

 

Découvrez "Merci le jeu ! Jouer ensemble, un chemin jusqu'à la joie" par  Pascal Deru  (236 pages, 18 euros).

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"Parents, grands-parents : laissez-vous entraîner par le formidable passeur de jeu qu’est Pascal Deru. Ses mots donnent des ailes à l’envie de jouer et de se relier, même quand vous n’en avez pas envie, pas le temps, pas la disposition d’esprit ; même quand vous pensez de pas savoir jouer ou même ne pas aimer jouer. Ce livre embrasse le vaste champ du jeu, depuis les jeux de construction en bois jusqu’aux jeux de stratégie en passant par les jeux de plateau, de cartes et les jeux coopératifs... L’auteur nous partage de nombreuses expériences concrètes et livre des idée​s ​pour créer du lien de jeu entre parents et enfants mais aussi entre adultes​. Un livre tendre et dynamique. Une ode au jeu ! Une ode à la joie !​"

 

ou encore "Sous leurs Silences, immersion dans un internat médico-pédagogique" de Viviane Tosar (330 pages, 22 euros).

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 "Pour nous, Viviane Tosar ouvre toutes grandes les portes d’un internat médico-éducatif, dans lequel grandissent des enfants pas « comme les autres ». Jour après jour, à travers le regard des adultes qui les accompagnent au quotidien, nous apprenons à connaître Edith, Tahar, AnneLise, Denis et les autres : nous partageons leurs joies et leurs souffrances, leurs découvertes et leurs difficultés, minuscules ou immenses, et osons le dire, nous nous attachons à eux. Elle démystifie ce monde mal connu, qui parfois effraie ou met mal à l’aise."

 

Mais vous trouverez de nombreux autres sujets sur la naissance, la parentalité, le portage, la diversification alimentaire, les liens avec les grands-parents, l'apprentissage de la lecture...

 

Si vous ne souhaitez pas acheter de livres, partagez l'appel à soutien de L'Instant Présent, abonnez-vous à sa newsletter ou à sa page Facebook. 

 

Encore une fois, si vous achetez, faites-le directement dans la boutique en ligne ou auprès de votre librairie indépendante mais pas sur une plateforme de vente en ligne, qui mange les marges des éditeurs.

 

Talents Hauts réédite des auteurs oubliées !

Autre chouette maison d'édition française, Talents Hauts qui est spécialisée dans les ouvrages jeunesse et propose un regard neuf sur notre société. Ses albums permettent d'aborder avec légèreté et humour les travers de notre société. Dernière idée en date de Talents Hauts, rééditer dans la collection pour adolescents "Les plumées" des auteures oubliées ! Trois titres sont déjà disponibles.

 

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Isoline, de Judith Gauthier (144 pages, 7,90 euros) : Gilbert, lieutenant de marine, est en permission, pour se rétablir après une maladie. Mélancolique, il trouve la vie ennuyeuse et pense que rien ne peut toucher son cœur, lorsqu’il croise le chemin d’Isoline et en tombe amoureux. De son côté, la jeune fille, qui vit isolée dans un château où son père refuse de lui parler et évite tout rapport avec elle, pense n’avoir plus rien à espérer de la vie. Sa rencontre avec Gilbert va changer ses perspectives...

 

Renée, Aimée Vivien, (208 pages, 7,90 euros) : Lorély, intellectuelle et salonnière réputée, inspire à la narratrice un amour passionnel et destructeur. Celle-ci en oublie sa tendre amie, Ione, qui en meurt de chagrin. Lorély l’infidèle devient alors celle par qui le drame est arrivé.

 

Marie-Claire, Marguerite Audoux (256 pages, 7,90 euros) : À la mort de sa mère, Marie-Claire est placée à l’orphelinat. Elle y vit une enfance adoucie par l’affection de sœur Marie-Aimée, religieuse non conformiste. Jalouse de cet attachement filial, la mère supérieure place Marie-Claire comme bergère à l’âge de 15 ans alors que celle-ci rêvait d’être modiste.

 

Jetez vos deux yeux sur les albums pour les plus jeunes qui sont vraiment originaux dans la façon de traiter les sujets !

 

Et commandez directement dans la boutique en ligne ou auprès de votre librairie indépendante, les plateforme de vente en ligne mangent les marges des maisons d'édition (oui, je me répète). 

 

Les 48 heures de la BD

On vous donne une autre occasion de garnir votre bibliothèque, les 5 et 6 avril. Durant la fête de la BD, 200 000 albums sont en vente à 2 euros et des animations gratuites sont organisées. Il y en a pour tous les âges et tous les goûts !

 

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Parmi les héros à l'honneur cette année, Ernest et Rébecca, de Guillaume Bianco et Antonello Delena (Lombard). Rébecca est une fillette de 6 ans dont l'ami imaginaire est... un microbe !

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Plongez-vous également dans Télémaque, de Kenny Ruiz et Kid Toussaint (Dupuis).

 

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Ulysse est parti depuis dix ans à la guerre de Troie.

Télémaque, son fils, s'impatiente et décide de le retrouver...

 

La liste des point participants et des animations n'est actuellement pas disponible mais on vous en reparle très vite !

 

Escape Quest, un magazine qui vous met au défi !

Capture d’écran 2019-03-15 à 10.22.01.png "Escape Quest" est un magazine trimestriel, édité par Don't Panic Games, une jeune entreprise parisienne qui crée des jeux de société. Cette revue est un mélange d'escape game, très à la mode, et de livres dont vous êtes le héros. Pour avancer dans le récit, il est nécessaire de résoudre des énigmes.

 

Mais pour savourer cette revue, inutile d'être un fan de jeux de rôles, il suffit de vouloir mettre ses méninges en action. Durée de vie du magazine : trois heures environ, accessible dès 12 ans (ou dès 10 ans, accompagné d'un adulte). Très agréable à feuilleter, avec de belles illustrations, des accessoires détachables (dans les rabats de la couverture), les solutions sont dans les dernières pages scellées (tout est prévu !).

 

Le numéro trois vous emmène "Seul dans Salem" la ville des sorcières ! 90 pages, numéro 3 - février/avril 19, 12,90 euros.

 

 

Pensez d'abord à votre librairie indépendante !

On ne vous le dira jamais assez : commandez vos livres auprès de votre librairie indépendante ! Les prix y sont les mêmes que sur les sites internet de type Amazon. Mais en choisissant une librairie près de chez vous, vous faites vivre l'économie locale. Appelez ou envoyez un mail à votre libraire, il vous dira si votre livre est en stock, sinon il le commandera. Vous attendrez à peine plus longtemps et vous aurez le plaisir d'échanger avec un spécialiste chaleureux des livres lorsque vous viendrez retirer votre commande !

 

Flânez autant que vous voulez sur ces sites marchands, faites des découvertes mais COMMANDEZ auprès votre librairie*.

Pour les inconditionnels des achats compulsifs à 23 h 45 sur leur lieu de vacances (parce qu'il y a urgence à lire !), voici quatre plateformes rassemblant des librairies indépendantes :

 

www.librairiesindependantes.com rassemble 700 librairie. Renseignez le titre de votre ouvrage, votre ville, le mode de livraison éventuel et la liste des librairies correspondant à vos critères  autour de chez vous s'affiche ainsi que la disponibilité. La commande en ligne, selon la librairie choisie, est possible.

 

www.lalibrairie.com rassemble 2 500 librairies et point librairies (du type point presse), commande sur le site possible. Vous entrez le titre de votre ouvrage, votre ville. Le site vous informe si l'ouvrage est disponible sinon le délai d'expédition (envoi gratuit chez libraires, payant à domicile). Vous trouvez également sur ce site des conseils de lecture.

 

www.leslibraires.fr propose des livres neuf, d'occasion, de collection ou rare ! La commande est également possible en ligne. 

 

www.librairies-sorcieres.fr regroupe les librairies jeunesse du réseau. Là aussi, il est possible de commander en ligne.

 

On vous conseille de visiter ces sites et de voir celui qui correspond le plus à vos besoins. Vérifiez également quelles librairies sont proposées autour de chez vous (toutes les librairies ne figurent pas sur toutes les plateformes, c'est la petite faiblesse de ces réseaux). Mais le mieux reste de commander directement auprès de la librairie concernée pour lui éviter des frais supplémentaires imputés quand vous commandez en ligne.

 

Maintenant, vous savez comment acheter futé et responsable...

 

Belle lecture !

 

*ajout du 18/04/19
                                       Qui fait la vente ?
Sur le site la librairie.com, une commande en ligne ne rapporte généralement pas le même bénéfice au libraire s’il n’a pas le livre en stock. Vous faites vivre une librairie (celle qui a le livre en stock et l’envoie) mais pas la vôtre (qui est un simple point de livraison).
En revanche, le site leslibrairies.fr semble plus équitable sur ce point.
Ces sites sont intéressants pour trouver une librairie, savoir ce qu’elle a en stock, faire des découvertes... mais le mieux reste d’acheter et commander directement auprès de la librairie (éventuellement par mail si c'est "urgent") !

Pour en savoir plus : https://www.lejdc.fr/nevers-58000/loisirs/lalibrairie-com-la-meilleure-alternative-a-amazon-des-libraires-nivernais-sont-mitiges-et-expliquent-pourquoi_13538793/

 


15/03/2019
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"L&L", Joanne Leighton et Camille Laurens en marche

Pour la seconde année, le festival Concordan(s)e fait étape à Evreux, le 28 mars. Ce festival itinérant provoque, depuis une dizaine d'années, la rencontre de chorégraphes et d’écrivain(e)s et leur propose de créer et de jouer, ensemble, une courte pièce de 30 minutes. Ainsi, les deux artistes se retrouvent régulièrement en résidence. A eux de définir le thème, d’inventer leur façon de créer et de jouer. Plusieurs représentations sont données dans des lieux culturels variés  (médiathèques, des librairies…). 

 

En 2019, du 16 mars au 27 avril, sept binômes (1) présentent leur pièce essentiellement en Ile-de-France, dont certaines ont été créées lors d’une édition précédente. L’un de ces binômes réunit Joanne Leighton, chorégraphe habituée de la ville d’Evreux et Camille Laurens, écrivaine et chroniqueuse dans différents journaux. Toutes deux ont fait étape à la médiathèque d’Evreux, du 2 au 7 février et présenteront leur pièce appelée « L&L », toujours à la médiathèque, le 28 mars à 20 h (les autres rendez-vous par ici). Avant de quitter Evreux, le 7 février, Joanne et Camille ont participé à un échange autour de leur travail,  en compagnie de la journaliste et spécialiste de la danse contemporaine Rosita Boisseau. Retour sur des échanges riches.

 

La rencontre

Femme de plus de 40 ans

Douceur et ouverture

Revenir à son enfance

Dentelle

Australie et Aborigènes

Des écrivains en marche

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La rencontre

« Le festival Concordan(s)e est un rendez-vous unique en son genre dont la règle de fonctionnement est simple et compliquée à la fois, rappelle Rosita Boisseau. Il s’agit de commander un spectacle écrit à quatre mains par deux personnes qui ne se connaissent pas et vont échanger leurs savoirs. Jean-François Munnier, le directeur de ce festival, a un talent certain pour imaginer des paires  qui marchent. Même si parfois, bien-sur, il arrive que les deux artistes ne s’entendent pas après une première rencontre. Comment cela s’est-il passé pour vous ? »

 

 

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Joanne Leighton
: « Notre première rencontre s’est déroulée il y a un an. Jean-François Munnier m’avait parlé du travail de Camille Laurens. J’ai lu plusieurs de ses livres car c’était important pour moi de voir si je me retrouvais dans son travail. Je me suis sentie comme un poisson dans l’eau ! Dans son livre « Encore et jamais : variations » (2), j’ai retrouvé plusieurs de mes thématiques  : la répétition et les variations. On  retrouve ces sujets avec « Les Veilleurs » et « Songlines » (deux spectacles donnés à Evreux, ndlr). J’étais donc très impatiente de rencontrer Camille ! »

 

Camille Laurens : « Dès le premier café, nous nous sommes entendues pour travailler sur la répétition. Je savais que Joanne travaille depuis plusieurs années sur la marche et son côté répétitif. Nous avons tout de suite su que nous allions trouver un terrain d’entente. Ensuite, j’ai vu « Songlines » en vidéo et cela m’a plu. »

 

« Jean-François Munnier a eu une intuition en vous réunissant » s’amuse Rosita  Boisseau.

 

Femme de plus de 40 ans

 

Joanne : « Oui ! Et j’ai également trouvé intéressant de travailler avec une femme de mon âge. Souvent, les danseurs ont moins de 40 ans. Vous savez, j’ai été danseuse jusqu’en 2013 ; j’ai dû arrêter car il était trop difficile de danser et d’être en même temps à l’extérieur de la pièce (pour le travail chorégraphique, ndlr)

Je ne danse pas aujourd’hui de la même façon que lorsque j’avais 25 ans. Faire un duo avec Camille était très important de ce point de vue.»

 

Camille : « J'ajoute que notre spectacle s'appelle "L&L", L pour l'initiale de nos deux noms mais également pour le mot "elle". »

 

Rosita : « Vous avez le désir de montrer des corps moins jeunes ? » 

 

Joanne : « Tout à fait ! Avec Camille, nous devons travailler différemment. La  simple présence de Camille sur scène apporte déjà énormément ! »

 

« Je ne parle jamais de danseurs amateurs ! »

 

Rosita : « Vous travaillez avec des danseurs amateurs, Joanne. Vous retrouvez donc vos habitudes avec Camille ! »

 

Joanne : « Je ne parle jamais de danseurs amateurs. En danse, je vois un être humain et je cherche, dans mon travail, à trouver les liens entre les individus. 

En 2014-2015, quand je quitte Belfort (Joanne Leighton dirigeait le Centre Chorégraphique National de Franche-Comté, ndlr), je veux remettre en question mon travail chorégraphique, ce qui m’appartient, me pencher sur les mouvements que je fabrique qui sont mon identité artistique, ma signature.

J’ai alors commencé à m’intéresser aux  mouvements que nous partageons tous. Je commence à  travailler « à l’envers », à partir de gestes simples que je décompose. »

 

Rosita : « Camille, comment avez-vous distribué les rôles ? Quelle a été votre méthode de travail ? »

 

Camille : « On a commencé par la danse, j’étais assez inquiète de ce que je pourrais faire. J’ai toujours été passionnée par la danse. Joanne est une formidable pédagogue. Nous avons commencé par des choses simples, comme marcher ensemble. C’était une première écoute du corps et il n’était pas encore question du texte. J’ai développé des talents insoupçonnés grâce à Joanne !

 Ensuite, j’ai expliqué à Joanne que je ne pouvais écrire que seule,  j’avais besoin d’y penser, que cela murisse. Cela s’est fait très progressivement. J’envoyais mes textes, sur la marche et le pas,  puis nous regardions comment cela pouvait s’intégrer dans la chorégraphie. Nous adaptons réciproquement notre travail. D’ailleurs, y a quelques jours, nous nous sommes aperçues que nous voulions commencer autrement !

 

Douceur et ouverture

Joanne : « Très vite, nous avons développé une façon d’être ensemble. Nous avons gardé, depuis le début, une improvisation de 15 minutes , « la danse des pas », structurée autour du motif du premier pas, de sa répétition, tout en gardant une ouverture sur l’écriture. C’est une façon de renforcer le fait d’être ensemble.

Je filme notre travail car je ne peux pas avoir un oeil extérieur pendant que nous dansons. 

J’ai aussi écrit un échauffement pour Camille, de façon à ce qu’elle soit autonome pendant que je m’échauffe moi-même. J’adore enseigner mais quand je crée je déteste le faire ! 

Cette organisation permet, lorsque nous commençons la chorégraphie, d’être dans un état corporel de douceur et d’ouverture. »

 

Rosita : « cet état corporel de douceur est-il permanent dans la pièce ? »

 

Camille : « Malgré notre « grand âge », il y a des moments intenses. Toute à l’heure (pendant la dernière répétition dans l’après-midi, ndlr), je devais lire après avoir dansé et j’ai constaté que j’avais besoin d'un temps de repos avant de le faire.

 

Joanne : « En fait, le texte existe à travers le langage des corps, les lectures à voix haute et en voix off. »

 

Camille : « Nous nous sommes posées beaucoup de questions sur la répartition des lectures. »

 

Joanne : « Nous voulions que cela soit une extension de notre travail, il n’y avait aucune obligation dans la répartition et la forme des lectures. Quand les textes sont enregistrés, cela nous libère pour danser. C’est une espèce de chemin pour nous, les choses sont dites, se répondent autrement. »

 

Rosita : « Camille, est-ce que cela a changé votre façon d’écrire ? »

 

Camille : « Dans le rythme des textes, oui. Ils ont été écrits pour cette performance. 

Par contre, cela n’a pas changé ma façon « physique » d’écrire. Je bouge tout le temps. J’écris une phrase, je me lève, je bois un thé et je m’y remets. C’est comme si j’avais besoin que mon corps soit en mouvement. Cela me va bien d’écrire pour ce projet.

 

 Revenir à son enfance

 

Rosita : « Jeune, vous vouliez être danseuse Camille. »

 

Camille : « On dit toujours qu’il faut revenir à notre enfance. C’est tout à fait cela ! J’ai écrit « la petite danseuse de 14 ans »  (paru en 2017, ndlr). A cette occasion, je vous ai rencontrée Rosita et j’ai découvert le Festival Concordan(s)e. Dans « la petite danseuse de 14 ans » (3), je raconte mon rêve interrompu de devenir danseuse.

 

 

 

C’est un long chemin qui m’a reconduite à la danse. Rien n’arrive par hasard.

 

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J’avais vu certains des spectacles ce festival et j’avais envie d’y participer. Je me suis toujours demandée, d’ailleurs, comment les danseurs peuvent être synchronisés entre eux. J’ai donc été heureuse que Joanne m’explique deux ou trois petites choses à ce sujet ! Il y a des trucs à connaitre ! La difficulté est d’être à l’écoute de l’autre sans passer son temps à le regarder.

Avec Joanne, c’est un véritable plaisir d’être en mouvement ensemble, dans une véritable harmonie.  Et je regarde avec joie les vidéos (des répétitions, ndlr) qui me procurent une satisfaction personnelle. Je me dis que « c’est quand même pas mal ! ».

Dentelles

 

Rosita : « Vous m’avez confié qu’un autre motif de votre création se réfère à la dentelle. Comment êtes-vous arrivées à travailler sur ce sujet ? »

 

Joanne : « La dentelle évoque la femme, son émancipation. Cela a commencé lors d’une visite au Louvre avec Camille. Nous sommes arrivées devant la Dentelière de Vermer et nous nous sommes émerveillées face à cette oeuvre incroyable exprimant l’intériorité, la pensée intérieure.

 

 

 

Le fil tissé, c’est le lien tactile avec le passé, un réseau entre nous, nos ancêtres. La dentelle fait aussi rêver, elle a un côté poétique.

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Camille : « On peut faire un parallèle avec la création chorégraphique et littéraire. On tisse des textes comme des motifs. Et puis, la dentelle, c’est aussi ce côté répétitif, la précision, la patience, le temps qui passe.

Nous avons fait des recherches sur l’histoire de la dentelle qui a été un moyen d’émancipation. Les femmes gagnaient très bien leur vie, étaient autonomes grâce à la dentelle qui se vendait chère. C’est une forme de création qui libérait.

Etant deux femmes qui créent, toutes ces thématiques nous parlent. »

 

Australie et aborigènes

 

Rosita : « Joanne, vous avez des origines australiennes. Sont-elles présentent dans cette pièce et votre travail plus généralement ? »

 

Joanne : Avec « Songlines », c’est la première fois que je faisais référence à mon pays d’origine et le livre "Le chant des pistes" de Bruce Chatwin a été une source d'inspiration (l'auteur retrace sa rencontre avec la culture aborigène, ndlr). Vous savez, aujourd’hui, j’ai travaillé plus longtemps en Europe qu’en Australie.

C’est mon travail sur la marche qui m’a ramenée à l’Australie. Chez les Aborigènes, le tracé des routes est transmis au travers de la tradition orale, les chants ainsi que les peintures.

Mais ce spectacle n’exprime pas un désir de retourner en Australie et je ne veux surtout pas m’approprier la culture aborigène, qui est sacrée. 

Mais c’est aussi une culture fragile. D’une tribu à l’autre, il n’y a pas de partage. Tout est très codifié et complexe. Cela nous interroge également : « En Europe, quels sont nos chemins ? » et on peut aussi penser aux phénomènes de migrations.

 

Rencontre avec Joanne Leighton autour de la création de "Songlines" from micadanses - Faits d'hiver on Vimeo.

 

Des écrivains en marche

 

Rosita : « quels liens a votre création avec la littérature ? »

 

Joanne : « Plusieurs auteurs et philosophes ont travaillé sur le thème de la marche. Je pense également à Henry David Thoreau et son livre « Walden ou la vie dans les bois » dans lequel il relate sa vie dans une cabane dans les bois durant deux ans, deux mois et deux jours -ce rythme dans la durée me parle beaucoup au passage-, une forme de remise en question.  Nous réfléchissons également en tant qu’artistes sur les façons de nous remettre en question en cette période de crise.

 

Camille : « Sur le thème de la marche,  je pense à Virginia Woolf, Frédéric Fros qui a écrit « Marcher, une philosophie », Nietzsche (4) , grand marcheur, mais aussi Rousseau, Rimbaud aux semelles de vent. Je pense également  à Antoine de Baecque qui a écrit « Les godillots, manifeste pour une histoire marchée ».

Nous baignons dans toutes les questions autour de la marche mais aussi du mot « pas » qui peut signifier l’interdiction.

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Rosita : vous travaillez par petites périodes, dans des lieux très différents pour vos résidences. Cela vous ouvre-t-il des opportunités ? »

 

Joanne : « Oui ! Nous étions coupées du monde dans la maison de George Sand à Nohant, au fond du Berry, un lieu qui évoquait Chopin, « la mare au diable », la nature, la marche.

Puis au Havre,  nous étions au « Phare », nous avons eu la chance de visiter une exposition  photographique autour des  fils, des coiffes… »

 

 

 

 

Rosita : « ce projet est ambitieux et modeste à la fois, que vous le donnez dans des médiathèques, de librairies. La pièce doit être un peu comme un petit bijou bien réglé ».

 

Joanne : « oui, c’est enthousiasmant mais c’est parfois aussi complexe. Le travail sur les costumes est limité, et nous avons choisi de ne pas utiliser de musique pour préserver les textes de Camille. La question qui se pose est « comment créer ? ». C’est une challenge. De plus, nous serons très proches des spectateurs, ce qui peut avoir un côté intimidant ! »

 

 

 L. Brémont

 

Joanne Leighton
Johann Leighton  est chorégraphe belge d’origine australienne aujourd’hui installée en Ile-de-France. C’est Joanne Leighton qui a créé « Les veilleurs » à Belfort alors qu’elle dirigeait le Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort , une pièce participative qui a élu domicile durant un an à Evreux. Avec sa troupe WLDN, créée en 2015, elle a donné son dernier spectacle « Songlines » en début d’année au Cadran. Cette oeuvre est inspirée du roman de Bruce Chatwin, « Le chant des pistes ».

 

Camille Laurens
Laurence Ruel a écrit son premier roman « Index » en 1991 sous le pseudonyme de Camille Laurens. D’autres romans, traduits en plus de trente langues, des pièces de théâtre, des essais sur l’art et la langue suivront. Parmi ses écrits, « Dans ces bras-là » (prix Femina 2000), « L’amour, roman » (2003) , « Romance nerveuse » (2010) et « Celle que vous croyez » (2016), récemment porté à l’écran par Safy Nebbou, ou encore « La petite danseuse de quatorze ans », une enquête sur l’oeuvre de Degas et son modèle.  
Les binômes du festival en 2019
(1) En représentation, dans le cadre du festival Concordan(s)e :
- Amala Dianor et Denis Lachaud
- Joanne Leighton et Camille Laurens, L&L, Xamûma fane lay dëm, je ne sais pas où je vais,
- Philippe Lafeuille et Elitza Gueorguieva, Pleg 92’
- Catherine Dreyfus et Catherine Grive, Poid(s)
- DD Dorvillier et Catherine Meurisse, « Vois-tu celle-là qui s’nfuit », (édition 2017)
- Yvann Alexandre et Sylvain Pattieu, En armes, (édition 2018)
- Pascale Houbin et Carole Martinez , Entre nos mains, entre nos jambes (édition 2018), joué à Evreux en 2018.

Dates, horaires et lieux : www.concordanse.com/festival/le-festival-edition-2019
Et aussi...
Rendez-vous également le 30 mars à la médiathèque de Saint-Herblain (44), le 2 avril à la maison de la poésie à Paris (75) ; le 6 avril à la médiathèque de Fontenay-sous-Bois (94) ; le 13 avril à la bibliothèque intercommunale d'Etampes (91), le 17 avril à la Briqueterie de Vitry-sur-Seine (94), le 20 avril à la médiathèque du Kremlin-Bicêtre (94) ; le 27 avril à la maison Goerge Sand à Nohant (36)

 

En attendant Joanne Leighton et Camille Laurens... 

Pascale HOUBIN - Carole MARTINEZ / Entre nos mains entre nos jambes from Concordan(s)e on Vimeo.

 

D’autres vidéos par ici.

 

 

(2) Le sujet de ce livre est la répétition. Il se propose d'examiner comment les œuvres d'art, l'Histoire, mais aussi et d'abord notre propre existence sont soumises au principe de répétition, pour le meilleur et pour le pire. 

 

 

 

 

 

(3) Pour en savoir plus, lisez « la petite danseuse de quatorze ans » : « Elle est célèbre dans le monde entier mais combien connaissent son nom ? On peut admirer sa silhouette à Paris, New York ou Copenhague, mais où est sa tombe ? On ne sait que son âge, quatorze ans, et le travail qu’elle faisait, car c’était déjà un travail, à cet âge où nos enfants vont à l’école. Dans les années 1880, elle dansait comme petit rat à l’Opéra de Paris ; mais comme elle était pauvre et que son labeur ne suffisait pas à la nourrir, elle ni sa famille, elle posait aussi pour des peintres ou des sculpteurs. Parmi eux, il y avait Edgar Degas. »

 

(4) Nietzsche a écrit « Seules les pensées qu’on a en marchant valent quelque chose ».


26/02/2019
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Ouvrez vos yeux avec le Tangram !

Quand on évoque le Tangram, on pense d’abord scènes, spectacles.  Mais au travers de sa programmation, le Tangram tisse, d’une façon riche et originale, des liens avec les habitants et les territoires. Une façon de montrer que la culture se vit en dehors des salles de spectacles. Aujourd’hui, zoom sur l’écriture et les spectacles (et par ici, la programmation musicale).

 

Des drôles et des drôlesses

Je suis le contrepoids du monde

Des épopées théâtrales

Fargo par Fragments

Sylvain Levey, artiste en résidence

 

Les spectacles et les artistes

« Des drôles et des drôlesses », Marie-Hélène Garnier, Compagnie la Dissidente, 8 février 20 h, Le Grand Forum, Louviers

« Je suis le contrepoids du Monde », Karin Serres, Anne Courel, Didier Vermeulin, Compagnie Ariadne, 26 février, 20 h, le Grand Forum, Louviers

« Tous les oiseaux » de Wajedi Mouawad, théâtre de la Colline, mardi 5 mars et mercredi 6 mars, 20 h, le Cadran, Evreux

« Le nid de cendres » de Simon Falguières, la compagnie le K, 9 mars, 17 h, le Kubb, Evreux

Texte de Mohamed Kacimi,  lu par Hélène Francisci, le 22 juin, à 11 h à l’arboretum de Conches-en-Ouche

Fargo par Fragements, Joël et Ethan Coen, compagnie La Station Service, 16 mars, 20 h, le Kubb, Evreux.

Restitution des ateliers avec Sylvain Levey le 11 mai

 

Des drôles et des drôlesses

« Des drôles et des drôlesses », Marie-Hélène Garnier, Compagnie la Dissidente, 8 février 20h, Le Grand Forum, Louviers.

 

« Des drôles et des drôlesses », c’est un projet collaboratif autour des enfants. Marie-Hélène Garnier, metteure en scène, est partie à la rencontre d’enfants eurois entre 8 et 10 ans. 

Le 12 décembre dernier, onze enfants, issus des ateliers du Tangram, des centres sociaux La Chaloupe et Pastel ont été interviewés et filmés autour de la question « comment imagines-tu ta ville ? ». Les interviews ont été retranscris tels quels. Quatre de ces textes (de deux filles et deux garçons), tirés au sort le 28 janvier, ont été confiés à 4 metteurs-e-s en scène et comédien-ne-s de la compagnie La Dissidente. Lesquels n’ont pas eu connaissance ni participé aux premières étapes du projet. A eux de mettre en scène ce texte. Leur travail, suivi de la vidéo de l’interview, sera présenté le 8 février à Louviers. 

 

 

Marie-Hélène Garnier parle de son projet réalisé à Fécamp avec des adultes.

 

 

 

 

La compagnie La Dissidente est basée à Rouen.

 

Comédienne et metteure en scène, Marie-Hélène Garnier se forme au Théâtre des deux rives à Rouen sous la direction de Michel Bézu et de Catherine Delattres. Elle travaille avec Ariane Mnouchkine, Jean-Louis Hourdin, Agnès Jaoui et Olivier Saladin. Avec le musicien Laurent Dehors, elle crée La Flûte enchantée de Mozart et L’Histoire du soldat de Stravinsky (source).

 

 

Je suis le contrepoids du monde

« Je suis le contrepoids du Monde », Karin Serres, Anne Courel, Didier Vermeulin, Compagnie Ariadne, 26 février, 20 h, le Grand Forum, Louviers.

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« Je suis le contrepoids du Monde » est une création participative co-écrite par des artistes et l'autrice Karine Serres. La pièce est interprétée par 4 comédien-e-s et 7 jeunes.  Si une règle précise définit l'intégration des jeunes, ceux-ci ont une grande liberté dans l'espace qui leur est donné : lecture de poèmes, textes écrits, musique...

4 jeunes ouvriront la soirée à 19h30, dans le hall du Grand forum, avant la représentation.

Les 11 jeunes vivent à Louviers.

 

Des épopées théâtrales

Du 5 au 9 mars, le Tangram accueille deux pièces de théâtre format XXL, « Tous les oiseaux » de Wajedi Mouawad (4 heures) et « Le nid de cendres » de Simon Falguières (5 heures). L’occasion de mettre deux oeuvres en miroir mais aussi de mettre en place des rencontres avec les Eurois autour de la lecture et de l’écriture.

 

 

Tous les oiseaux

« Tous les oiseaux » de Wajedi Mouawad, Théâtre de la Colline, mardi 5 mars et mercredi 6 mars, 20 h, le Cadran, Evreux. 

 

Wajedi Mouawad, auteur libano-quebécois, s’intéresse au conflit israélo-palestinien au travers  d’une famille juive installée à Berlin. Au coeur de « Tous les oiseaux », deux  étudiants amoureux — elle, arabe américaine, lui, juif allemand —, rattrapés par  le poids du passé familial. 

 

Wadji Mouawad a pris le parti de traduire les dialogues de  ces personnages dans leur langue : l’allemand, l’anglais, l’hébreu ou l’arabe. Un moyen de renforcer les questionnements autour de l’identité, la transmission, la coexistence pacifique… qui traversent cette pièce.

 

Wajdi Mouawad  parle de cette pièce.

 

 

 

Un extrait de la pièce

 

Tous des oiseaux - Wajdi Mouawad from TnBA on Vimeo.

 

 

Le nid de cendres

« Le nid de cendres » de Simon Falguières, compagnie le K, 9 mars, 17 h, le Kubb, Evreux.

 

Face à Wajdi Mouawad,  « Le Nid de cendres » de Simon Falguières, qui a passé sa jeunesse dans l’Eure. Né à Evreux en 1988,  Simon Falguières entre au lycée Senghor, en classe théâtre où il écrit  et met en scène trois créations : Triptyque autour de Cocteau (2004), La Marche (2006), Lenz adapté de Buchner (2007).

 

Le Tangram a présenté « La marche des enfants » et co-produit « Le Petit Poucet » (2017). Aujourd’hui encore, elle accompagne Simon Falguières dans cette nouvelle création qui ne sera présentée, cette saison, qu’au  au Théâtre du Nord puis le 9 mars à Evreux. Une oeuvre intimement liée à la rencontre de l’auteur avec la compagnie le K.

 

Comme une pomme, un monde coupé en deux hémisphères. 

D’un côté, les machines qui gouvernent la finance se détraquent. Des hommes et des femmes se révoltent. Parmi eux Jean, Julie et leur nourrisson, Gabriel, sont en fuite dans l’Occident en flamme. 

De l’autre côté, dans un monde de contes, une reine se meurt. Sa fille, la princesse Anne, prend la mer à la recherche d’un remède, traverse les limbes et se retrouve dans les cendres de l’Occident.

(source)

 

Une présentation

 

 

 

Des ateliers avec les Eurois

En parallèle, des ateliers d’écriture et de lecture ont été programmés autour du travail de Wajdi Mouawad. Ainsi, la comédienne Hélène Francisci a proposé un le 11 janvier dernier, une lecture rencontre autour de l’oeuvre de cet auteur.

 

De son côté, Mohamed Kacimi, écrivain et dramaturge anime six ateliers d’écriture à Evreux, les 17 janvier, 28 février, 7 mars, 28 mars, 2 mai et 16 mai. Il embarque les participants dans la rédaction et l’échange de correspondances fictives. 

Le 22 juin, à 11 h à l’arboretum de Conches-en-Ouche, Mohamed Kacimi livrera un texte issu de ces ateliers et mis en voix par Hélène Francisci.

 

 

 

 

Des initiatives qui ont vu le jour dans le cadre du réseau 27 qui regroupe 7 structures de soutien au spectacle vivant dans l’Eure.

 

 

Fargo par Fragments

 

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« Fargo », c’est une atmosphère glaciale, un univers austère, traversé d’humour noir, réalisé par les frères Cohen en 1996. Un homme fauché décide d’organiser le kidnapping de sa femme pour soutirer de l’argent à son beau-père riche.

Un film en parfaite adéquation avec la musique du groupe Fragments qui propose ainsi un ciné-concert le 16 mars, 20 h, au Kubb, Evreux.

 

Fragments évoque son travail.

 

 

Fragments en live

 

 

 

 

En parallèle, du 12 au 15 février, un atelier découverte de la pratique instrumentale et de l’environnement technique d’une salle de concert sera proposé. Au programme : initiation à la musique assistée par ordinateur, improvisation et expérimentation de la matière sonore face à l’image… 

Le groupe fera une restitution de sont travail en première partie du ciné-concert !

 

Sylvain Levey, artiste en résidence

L’auteur Sylvain Levey prépare sa prochaine pièce, provisoirement intitulée « La faiblesse du myocarde ». Actuellement, en résidence, il se propose de réunir un groupe d’une vingtaine de personnes, appelé « Les Témoins » pour explorer l’écriture et la présence sur le plateau. Six rendez-vous sont proposés à la MJC de Damville. Pour Sylvain Levey c’est aussi une façon de nourrir son propre travail.

Une restitution sera faite le 11 mai. 

 

Entretien très chouette avec Sylvain Levey où il explique comment l’envie d’écrire lui est venue.

 

Entretien avec Sylvain Levey from Sophie Goudjil on Vimeo.

 

 

Né en 1973 à Maisons-Laffitte, Sylvain Levey est acteur et auteur. Depuis 2004 (année où paraissent Ouasmok ?, aux éditions Théâtrales, et Par les temps qui courent, chez Lansman), il a écrit près de trente textes de théâtre très remarqués, aussi bien pour les enfants ou les adolescents qu’à destination d’un public adulte (source).


07/02/2019
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Ouvrez vos oreilles avec le Tangram

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Quand on évoque le Tangram, on pense d’abord scènes, spectacles.  Mais au travers de sa programmation, le Tangram tisse, d’une façon riche et originale, des liens avec les habitants et les territoires. Une façon de montrer que la culture se vit en dehors des salles de spectacles. Aujourd’hui, zoom sur la musique.

 

De jeunes talents

Des artistes en résidence

Des associations

1000 musiciens amateurs

 

Les artistes

You Said Strange

Métro Verlaine

Therapie Taxi

Christophe Chassol

Delgrès

Dizzy Brains

Accompagner de jeunes talents

Le Tangram, c’est une salle de concert à Evreux, le Kubb, avec des studios d’enregistrements neufs. Un cadre idéal pour accueillir et accompagner des groupes musicaux locaux. Ils sont ainsi une centaine de groupes inscrits et le taux d’occupation des studios augmente. Le Kubb propose même, chaque année, un accompagnement, appelé « Les Inkubatteurs », de cinq mois pour deux groupes amateurs locaux qui ont un vrai potentiel pour se professionnaliser.  Cette année, 29 candidatures ont été déposées, la sélectionnera sera arrêtée en février. 

 

Autre dispositif, « Les kubb sessions » durant lesquelles un groupe est filmé en live et dont on peut retrouver le résultats sur www.letnagram.com/actualités. A découvrir actuellement le groupe rock You Said Strange, qui a enregistré son album Salvation Prayer  à Portland avec Peter G Holmstrom (guitariste des Dandy Warhols) aux manettes.

 

 

 

 

Parmi les « protégés «  du Kub qui percent, citons le groupe ébroïcien Métro Verlaine, groupe de pop sauvage (la présentation du Tangram ici : www.letangram.com/metro-verlaine).

 

 

 

et Bafang (présentation du Tangram ici : www.letangram.com/bafang) dont la musique est présentée par le Tangram comme «  tribale, celtique, éphémère, un savoureux mélange de rock et de rythmes afro qui nous transcende. »

 

 

 

 

Et pour découvrir tous les talents locaux, direction les les apéro kubb. Prochain rendez-vous les 22 février et le 8 mars à 19 h, à Evreux (gratuit).

 

 

Des artistes en résidence

« Le Kubb est a une heure de Paris. C’est une position géographique profitable qui nous permet d’avoir des contacts privilégiés » explique Alban  Legrand, Le directeur délégué aux musiques actuelles. L’occasion d’accueillir en résidence des artistes de renom et de les programmer, avec des conditions avantageuses, à Evreux. C’est le cas de Therapie Taxi venu en septembre  préparer sa tournée que l’on retrouvera le 21 mars à Evreux ! « Un groupe que l’on aurait pas pu programmer normalement, notre salle est trop petite et le groupe est trop cher » souligne Alban Legrand. 

Ce groupe, pop dont la renommée s’est construite sur les réseaux sociaux, s’adresse aux post-adolescents et aux jeunes adultes. 

 

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Par ailleurs, Christophe Chassol a choisi de revenir une seconde fois en résidence, du 7 au 11 janvier, à Evreux pour peaufiner son nouveau projet musical, « Ludi ». Cet artiste atypique associe musique et images au cours de performances live.

 

 

 

Des associations 

Le Tangram tisse également des liens avec les associations locales. Pour preuve, le rendez-vous tout proche, le 2 février prochain à Evreux, au Kubb, organisé en partenariat avec l'antenne locale d'Amnesty International.  La soirée se découpera en deux temps forts. 

Avant le concert de Delgrès, Katia Roux, chargée de plaidoyer Programme Libertés à Amnesty International France,  propose un débat en public sur la thématique de l'esclavage et la décolonisation.

 

A 20 h 20, se sera le concert de Delgrès, le phénomène musical de l'année. Nommé aux Victoires de la musique, vainqueur du Prix Blues de l’académie Charles Cros… sa chanson « Mr Président » est classée chanson de l’année par Télérama.

Delgrès, c’est une guitare, une batterie  et un imposant soubassophone, qui nous offre un blues-rock créole.  Delgrès, c’est aussi le nom d’un colonel métisse entré dans l'histoire pour sa résistance aux troupes napoléoniennes venues rétablir l'esclavage en Guadaloupe…

 

 

 

 

 

Autre exemple de travail avec les associations locales, la Fête de la soupe, qui s'est déroulée le 25 janvier. Durant une heure, les associations ébroïciennes ont proposé des bols de soupes aux visiteurs. Un moment convivial d'échanges avant de savourer le concert du groupe français Soviet Suprem, s'impirant des musiques des pays de l'Union soviétique mêlant influences balkaniques, militaro-punk et rap. 

 

 

1000 musiciens amateurs

Autre projet d’envergure, « We love Rock’n roll » (WLRR) performance pour mille musiciens amateurs qui aura lieu  le 23 juin prochain. L’occasion de battre le record du monde du plus grand troupe de rock au monde !

Ce sont finalement 1012 participants de tout le département qui ont été retenus : 335 chanteurs, 275 guitaristes, 210 batteurs, 135 bassistes et 57 claviéristes. 

 

La première répétition a eu lieu le 8 décembre et a demandé une organisation assez impressionnante. « Ce n’est pas une mince affaire de les faire répéter » confie Christian Mousseau-Fernandez, directeur du Tangram. Plusieurs lieux de répétition ont accueilli les musiciens, avec des roulements. Tous avaient déjà préparé les premiers morceaux grâce à des supports pédagogiques préparés pour l’occasion.  La prochaine répétition sera le 2 février.

« Cette expérience offre une autre façons d’aborder l’apprentissage musical, d’apprendre ou réapprendre à jouer avec d’autres musiciens, souligne Alban Legrand. On constate également qu’un réseau s’est créé. »

Le Tangram a eu l’idée de proposer des concert rock avec un tarif privilégié pour les musiciens amateurs de WLRR .

 

Rendez-vous ainsi le 9 février pour Dizzy Brains. Dizzy Brains c’est un groupe malgache, composé de quatre  membres, qui dénonce la pauvreté et la corruption qui grangrène leur pays. 

 

 

Autre rendez-vous en lien avec WLRR, le 20 février à partir de 19 h, la radio locale Principe actif diffuse en live une émission dédiées aux pratiques amateurs.

  

 

 

 

 

 

 

 

 


01/02/2019
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