Espérance 27 le mag

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Quand la science s'intéresse à la méditation

Quand il s'agit de développement personnel, toutes sortes de pratiques, des plus récentes aux plus anciennes, sont mises dans le même sac. C'est notamment le cas cas de la méditation qui est une pratique millénaire. Depuis une quarantaine d'années, des scientifiques se sont penchés sur la méditation et leurs premiers travaux tendent à prouver que cette pratique a une véritable action bénéfique sur le corps. 
Le point avec le reportage "Les étonnantes verrues de la médiation", visible sur Arte jusqu'au 18 décembre.

Ce reportage aborde essentiellement la médiation de pleine conscience et évoque le cycle MBSR construit par le médecin John Kabat-Zinn. Des instructeurs formés proposent ce cycle en France et notamment dans l'Eure (plus d’information ici). Une bonne base pour se lancer ou se perfectionner. Mais ce cycle a un coût et il est, évidemment, possible de se lancer autrement ou seul !

N'oubliez pas, cependant, que dans certains cas (épisode de dépression, schizophrénie, addiction...), la méditation est contre indiquée ou doit se faire avec des médecins formés (un point qui n'est pas clairement évoqué dans le reportage).

Et surtout, avant de vous engager auprès de quelqu'un, assurez-vous de son sérieux et de ses compétences. 

(pour visionner directement sur le site, c'est par ici)


14/11/2018
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La téléconsultation, une bonne idée mais…

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Il y a quelques jours, je pestais, un peu inutilement*, contre le manque de médecins dans l’Eure. J’étais passée à côté de cette information encore récente, le remboursement, depuis mi-septembre, des téléconsultations. En découvrant cela, je me suis émerveillée, un court instant, en me disant que c’était peut-être une solution partielle aux difficultés que les Eurois rencontrent pour décrocher une consultation…. quitte  à faire appel à des médecins hors département plus disponibles.

 

Ah ben oui, mais non ! Parce que, pour bénéficier de la prise en charge  du coût de la consultation, il faut respecter le fameux parcours de santé et donc faire appel à son médecin référant ! Lequel est le plus souvent déjà surchargé et probablement pas équipé pour assurer une consultation via Internet. 

Quant aux spécialistes, la consultation peut être prise en charge par la sécurité sociale et sa mutuelle, à la condition d’avoir une ordonnance de son médecin référant (sauf exception comme la gynécologie par exemple) ET d’avoir consulté ce spécialiste dans les douze mois.

Ces restrictions visent à encadrer la téléconsultation à des cas bien précis et à éviter des erreurs médicales. Un renouvellement d’ordonnance, une prescription d’un vaccin, la lecture d’une analyse… autant de raisons de consulter qui bénéficieront, sans problème, de la téléconsultation. On imagine bien, également, que la téléconsultation devrait connaître un développement chez les psychiatres. Il est à noter que le médecin propose la téléconsultation mais que le patient peut la refuser sans être pénalisé.

Il semble que dans certains cas très spécifiques (enfant de moins de 16 ans, situation d’urgence, médecin référant indisponible…), les conditions de remboursement de la téléconsultation pourront être élargies. Mais pour cela, le patient devra passer par « un dispositif spécifique local » qui devra être mis en place selon le site Améli. « L’information sur cette organisation locale et sur les moyens d’entrer en contact avec elle sera disponible auprès des professionnels de santé du territoire, de l’Assurance Maladie et de l’agence régionale de santé. » .

Tout cela reste donc encore flou et il nous faudra nous armer d’un peu de patience avant de savoir si la téléconsultation est une solution pour les territoires en manque de médecins.

 

En attendant, plusieurs plateformes proposent des téléconsultations qui ne sont donc pas remboursées malgré ce que leurs FAQ laissent entendre...

L. Brémont

 

 

A noter qu’une téléconsultation est remboursable seulement si la canal vidéo est utilisé. Appeler son médecin traitant ne rentre pas dans ce cadre.

 

 

* mais bon, parfois, cela fait du bien de ronchonner !


21/10/2018
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C'est bientôt les vacances scolaires, et si on parlait harcèlement avec nos enfants?

Billet initialement publié sous le titre "C’est la rentrée ! C’est la rentrée ?", le 3 septembre 2018 sur  www.facebook.com/esperance27lemag

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Ca y est, c’est bientôt les vacances scolaires, un peu plus de deux mois d'école viennent de s'écouler. Chacun a vécu la rentrée et ces premières semaines différemment. Pour certains, la rentrée aura été placée sous le signe des larmes (ah, la toute première rentrée en maternelle ! ), tandis que des parents auront été largués comme des vieilles chaussettes à l’entrée de l’école (parfois dès le primaire, quant aux collégiens, ils prient systématiquement leurs parents de les déposer à trois kilomètres de leur établissement scolaire)…
La joie de retrouver les copains, la déception d’être dans la classe de l’instit qui a la réputation d’être sévère, l’arrivée stressante dans un établissement inconnu…
Etablissement privé ou public, sans oublier les enfants scolarisés à la maison (autour de 140 enfants dans l’académie de Rouen)… ce sont environ 65 000 enfants en primaire et en maternelle, 33 000 collégiens et 20 000 lycéens qui ont retrouvé  le chemin des classes dans l’Eure.
Avec les vacances, les enfants vont souffler, préparer Halloween ou découper avec allégresse les catalogues pour jouets déjà glissés dans les boîte aux lettres.  Mais ce temps de coupure est aussi le moment de parler avec ses enfants du harcèlement et des jeux dangereux (sur les jeux dangereux, voir le billet sur le sujet ici). Parce que l’on a jamais trouvé mieux que la prévention.

Et avant tout, on arrête avec cette idée reçue qu’évoquer de tels sujets, cela peut donner de mauvaises idées. Bien au contraire, en expliquant enfants qu’il est des situations anormales qu’il faut refuser, on leur évite de devenir victime, bourreau ou observateur passif.
On arrête aussi avec l’idée que ce genre de choses n’arrivera jamais à son enfant, protégé dans sa petite école de campagne par exemple. Il n’y a rien de plus faux. Le harcèlement et les jeux dangereux touchent tous les types d’élèves, d’écoles, toutes les couches sociales et les régions. Souvent, les adultes ne repèrent pas ces situations, les enfants se cachant.

Harcèlement : un enfant sur dix

Les chiffres annoncés par le gouvernement en ce qui concerne le harcèlement sont éloquents : un élève sur dix est touché. 14 % des élèves du primaire, 12 % des collégiens, 2 à 3 % des lycéens déclarent subirent des violences verbales et/ou physiques, psychologiques de façon répétée. Ces persécutions se prolongent parfois sur les réseaux sociaux, ne laissant aucun répit à celui qui est visé. 
Ainsi, dans une école primaire d'une centaine d'élèves, ce sont quatorze enfants concernés ! Dans une classe de primaire de 25 élèves, trois élèves sont harcelés d'une façon plus ou moins importante ! 

Ces violences peuvent être le fait d’un enfant ou d’un groupe. Il n’y a pas de profil type concernant les enfants victimes. Tout peut être prétexte à harceler : trop grand, trop petit, trop gros, trop mince, trop intelligent, trop bête…
Les conséquences sont graves : répercussion sur le sommeil, l’apprentissage, blessures physiques, troubles physiologiques et dans certains cas, tentatives de suicide. Les parents doivent être vigilants quand leur enfant présente de tels problèmes, exprime de la colère, est très irritable, sursaute, se replie sur lui-même… Il est alors urgent d’agir.

 

Deux numéros

Pour savoir quoi faire, deux numéros :

- le 3020, numéro vert anonyme (lundi au vendredi de 9 h à 18 h) : pour répondre à toutes les questions sur le harcèlement scolaire ;

- le 0800 200 000, Net Ecoute est le numéro vert national anonyme destiné aux enfants et adolescents confrontés à des problèmes dans leurs usages numériques, notamment le cyber harcèlement (lundi au vendredi de 9 h à 19 h).

L'Education nationale a signé avec l'Institut National d'Aide aux Victimes et de Médiation (INAVEM) une convention en vue de la mise en place d'un dispositif de prise en charge et de suivi des victimes de violence au sein du système scolaire.

 

Dans l'Eure, vous pouvez prendre contact avec l'Association d'aide aux victimes et de médiation judiciaire d'Evreux et du département de l'Eure (AVEDE) :
22, rue Joliot Curie 27021 Evreux Cedex
Tél: 02 32 23 15 15 - Fax: 02 32 23 28 88
Mél: avedeacje@free.fr

 

Prévenir

Même en dehors de toute suspicion de harcèlement, il est important de parler de ce sujet avec son enfant, pour qu’il soit conscient que personne ne mérite d’être harcelé, que les actes d’un enfant harceleur peuvent avoir de graves conséquences, qu'il est impératif d’agir (ne serait-ce qu’en le signalant à un adulte) quand on est témoin.
Si votre enfant vous explique qu’il a harcelé un camarade, résistez à l’envie de lui hurler dessus. Cela n’avancera à rien. Expliquez-lui la gravité de son comportement (sans jugement de valeur sur l'enfant en lui-même) et informez la direction de l’établissement scolaire si elle n’est pas au courant. Il sera probablement nécessaire de revenir sur le comportement de votre enfant, de chercher des facteurs déclencheurs dans son environnement… Parfois, pour mettre fin au comportement violent de l'enfant, les adultes devront résoudre eux-mêmes des problèmes (divorce conflictuel par exemple…).

Les parents ont un rôle essentiel pour lutter contre le harcèlement scolaire et éviter des drames. Il suffit qu'un enfant dénonce des violences commises pour stopper l'engrenage. Et le plus souvent, il est plus facile à un enfant témoin de prévenir un adulte...

 

#harcelement #harcelementscolaire #rentrée #école #lycée #collège##prévention #enfant

www.nonauharcelement.education.gouv.fr
Non au harcèlement à l'École

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17/10/2018
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Billet médical d'humeur : Avez-vous vu un médecin ?

Avez-vous vu un médecin ? Il est passé par ici, il repassera par là...

 

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(Est-elle pas mignonne cette image d'illustration ?)

 

Ce n’est un secret pour personne, le médecin généraliste (et certains médecins spécialisés) est une espèce en voie de disparition dans l’Eure. Le département est parmi les dix départements les moins pourvus en médecins avec 61 praticiens pour 100 000 habitants (contre 78,9 médecins pour 100 000 habitants au niveau national).

Et pour les 33 médecins qui ont quitté le département ou cessé leur activité en 2017, on ne compte que 22 installations. Un déficit qui n’est pas prêt de s’arranger puisque 37 % des médecins généralistes eurois ont plus de 60 ans (dont 63 médecins ont plus de 65 ans) ! Inutile de se voiler la face, on se prépare des lendemains difficiles… « Heureusement »*, il reste les urgences.

Et cela devient véritable casse-tête pour certains habitants fraichement débarqués dans l’Eure qui sont refoulés par les praticiens qui ne prennent plus de nouveaux patients (tout dépend de la zone de recherche). Même problème quand on a la chance d’avoir un médecin généraliste mais qu’il a le « mauvais goût »**  de s’absenter quand on est malade.

 

Guichet unique et tapis rouge

Pour remédier à cette situation, des initiatives nationale ou locales sont prises. Une des dernières en date, début octobre, la mise en place d’un guichet unique, dans l’Eure, à destination des médecins généralistes qui s’installent. Le guichet est hébergé dans les locaux de la CPAM de l’Eure à Evreux et ouvert le mardi et le jeudi matin.

Alors, c’est presque une grande première en France mais on  va être honnête, çela ne va pas résoudre le problème. On voit mal un tout jeune médecin, à peine  son diplôme en poche, se dire, les yeux pétillants, « Je ne sais vraiment pas où m’installer…. Mais si, je vais dans l’Eure, il y a un guichet unique ouvert deux matinées par semaine pour simplifier mes démarches administratives ! ». Mais cela a, au moins, le mérite de dérouler un semblant de début de tapis rouge aux courageux et motivés !

Plus pragmatiques, certaines collectivités cherchent un médecin généraliste à l’étranger, celui-ci devant maîtriser le Français, et plus spécifiquement les termes médicaux, ce n’est pas toujours évident.

D’autre collectivités mettent en place des Maisons de santé qui regroupent plusieurs praticiens et plusieurs disciplines, contribuant à assurer un suivi de soins et offrant des facilités aux professionnels de la santé (locaux souvent neufs, partage des charges, etc..).

Mais jusqu’à présent, ces initiatives n’ont pas inversé la tendance.

Le conseil départemental planche actuellement sur le sujet pour assurer l'accès aux soins des Eurois : forfait transport pour que les internes viennent dans l’Eure (je conseille de cibler les internes célibataires, s'ils ont déjà un conjoint qui travaille, il est peu probable que la petite famille s'installe dans l'Eure), une campagne de dépistage du cancer du sein qui se fera en zone rurale grâce à un "mammobile" (sic)…

Je ne sais pas vous, mais moi j'ai le sentiment que l'on essaie de mettre un sparadrap sur une jambe cassée. 

 

Kit de survie en milieu hostile

Alors, en attendant que Petit Papa Noël nous livre des médecins généralistes par centaines le 24 décembre, quelques conseils pour survivre quand il y  a pénurie de médecins :

- Si votre recherche n’est pas (trop) urgente, tentez les sites de prise de rendez-vous par internet. Certains médecins acceptent via ce canal un nouveau patient : www.rdvmedicaux.com, www.doctolib.fr, www.mondocteur.fr…

- En dehors des horaires habituels d’ouverture des cabinets médicaux (après 20 h en semaine, le week-end à partir de samedi midi, les jours fériés), si vous avez un doute (le bébé de 3 mois qui a 40°C de fièvre, votre mamie hypocondriaque qui est certaine d’avoir contracté la fièvre jaune en vous accompagnant à Biotropica mercredi dernier…), composez le 116-117***. Un médecin vous donnera un avis médical et si besoin vous orientera vers un médecin de garde.

On est d’accord que si vous pressentez une urgence vitale, vous contactez directement le 15 ! Par contre, vous appelez ce numéro avant d’aller aux urgences si vous sentez qu’il est important de consulter mais qu’il n’y a aucun risque imminent ! Cela vous évitera de longues heures d'attente aux urgences pour rien et de surcharger les services inutilement.

 

- Pour trouver un kinésithérapeute de garde pour soigner la bronchiole d’un enfant de moins de 3 ans (sur ordonnance) : 0 235 717 082.

 

L'actu people

Ah, et au fait, pour information, si vous êtes fan de Guy Lefrand, le maire d'Evreux, et que vous voulez prétexter une possible crise d'appendicite pour le rencontrer et lui demander un autographe, n'allez pas aux urgences de Verneuil-sur-Avre. Normalement depuis août, il a intégré les urgences de la clinique Pasteur, à Evreux. 

 

Dernier petit conseil, chouchoutez votre médecin traitant, dites-lui que vous l’aimez, faites lui des petits cadeaux (mais pas de chocolats, pensez à sa santé…), il le mérite bien !

 

LB

 

 

 

* ici, j’use d’ironie

 

** ceci est une note d’humour, les médecins généralistes ont besoin de repos et ont le droit aux vacances.

 

 

*** anciennement le 02 32 33 32 32


12/10/2018
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Où on parle sexe, orgasme et vagin… (est-ce que j’ai toute votre attention ?)

article initialement paru le 28 aout 2018 sur 

www.facebook.com/Esperance27leMag

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Aujourd’hui, je vous présente un livre, « Le guide complet de votre vagin de A à Z », écrit par Alyssa Dweck et Robin Westen, paru aux éditions « Hachette pratique » en août.
Alors j’entends déjà les hommes soupirer et 80 % des lecteurs se demander ce que ce sujet a de local.

 

Messieurs, ne nous faussez pas compagnie

Procédons donc par étape, je suggère fortement aux hommes de lire ce billet jusqu’au bout ! Si vous abandonnez votre lecture ici, vous allez rater un article passionnant traité avec légèreté et l’occasion d’apprendre deux ou trois trucs utiles (si je vous le dis !). Vous devez bien avoir une mère, une soeur, une amie, une fille, une collègue ou une compagne dans votre entourage. Et en savoir un peu plus sur sa santé ne paraît pas saugrenu (non, non, je ne veux entendre aucun « c’est des trucs de filles »). 

 

Une Normande dans l’aventure

Quant au côté local, et bien figurez-vous que l’une des traductrices de ce livre, Julia Donadieu, est euroise. Elle a cotraduit avec Lucie Modde. Traducteur/trice, c’est plutôt un métier de l’ombre peu médiatisé. Pourtant, c’est une activité qui participe au tissu local économique. C’est un sacré travail, notamment pour un ouvrage qui aborde un sujet au travers des 26 lettres de l’alphabet. Il faut parfois faire quelques acrobaties pour conserver une entrée pour chaque lettre, tout en préservant la cohérence de l’ouvrage et en respectant son ton. 

 

Avec humour

Ca y est, je vous entends derrière votre écran, « mais elle a pas fini de passer de la pommade à ses connaissances celle-là ? ». Ok, j’ai compris, je garde ce sujet pour une autre fois. Et je reviens à ce guide écrit par une gynécologue (A. Dweck) et une écrivaine (R. Westen) américaines. C’est un ouvrage qui traite de façon simple et avec beaucoup d’humour des principaux sujets concernant les femmes (Messieurs, je vous jure que vos yeux ne brûleront pas en lisant les prochains mots) : menstruations, grossesse, diaphragme, nutrition, ménopause, orgasme (ça y est, j’ai dû retrouver toute l’attention de mon lectorat masculin)…
Des illustrations pour égayer la lecture, la possibilité de lire chaque chapitre indépendamment des autres, des exposés sans langue de bois, sans jargon incompréhensible, des citations*, des devinettes, des blagues**, ce livre est destiné à tous : la jeune fille qui veut en apprendre plus sur son corps, la femme qui approche de la ménopause, le père qui veut être en mesure d’assurer auprès de sa fille quand elle aura des règles douloureuses ou tout simplement besoin de protections hygiéniques (Messieurs, il est totalement illusoire d’espérer que votre épouse sera toujours là en cas de besoin), le jeune homme qui se pose deux ou trois questions sur la sexualité de sa partenaire, etc…

 

Zones érogènes

Je conseille vivement le chapitre sur le point A (« A comme le point A, les points A et G et toutes ces zones érogènes que vous n’imaginez même pas ! Pour des orgasmes à n’en plus finir ! ») et l’orgasme (« O comme orgasme, Oui ! Oui ! Oui ! Ahhh… Ce qui est orgasmique et ce qui ne l’est pas ») à TOUS. On y lira que 75 % des femmes ont besoin d’un petit « coup de pouce » pour atteindre un orgasme (non, la pénétration ne suffit pas…). 
Le chapitre sur la contraception (« D comme diaphragme… mais aussi anneau vaginal, pilule, patch, éponge, préservatif, DIU, abstinence et tout ce que vous devez savoir sur la contraception ») est tout aussi incontournable. On y rappelle qu'un tiers des grossesse en France sont imprévues. 

Tout au long des pages, les auteures démontent les idées reçues et autres légendes urbaines : non, la méthode du retrait n’est pas efficace pour éviter une grossesse, non le préservatif ne protège pas de toutes les IST (herpès et HPV peuvent se propager par simple contact entre parties du corps non protégées)… 
Alyssa Dweck et Robin Westen ont un discours de tolérance (s’accepter telle que l’on est, c’est pas mal, assumer ses choix, c’est indispensable) qui fait du bien.

Pour conclure, ce livre est à se procurer de toute urgence, une belle idée cadeau pour une jeune fille qui entre dans la puberté, comme cadeau d’anniversaire, de mariage ou toute autre occasion !

« Le guide complet de votre vagin de A à Z », Alyssa Dweck et Robin Westen, traduction : Julia C-Donadieu, Lucie Modde, « Hachette pratique », 192 pages, 19 cm * 23,5 cm, 19,95 euros (à se procurer dans sa librairie indépendante préférée !)

 

LB

 

* « Mon corps est un instrument, pas un objet décoratif, Alanis Morissette », il n’y a pas à dire, les auteurs ont de très bonnes références ! 

** j’aime particulièrement celle-là : « Q : Est-ce que les pilules contraceptives sont déductibles des impôts ? R : uniquement en cas d’échec ! »)



 

#vagin #femme #sexe #orgasme #couple #homme #sexualité #traduction #Hachette France

 

 

05/10/2018
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